Country in the spotlight

Pays à l’honneur de cette 61e édition.

L’ITALIE INATTENDUE

Ce n’est pas un hasard si 7 Belges sur 10 ont déjà choisi l’Italie comme destination de vacances. Le soleil, la montagne, l’art et la gastronomie attirent les familles, les amis, mais aussi les seniors. Mais au-delà de ces atouts principaux, la botte italienne a le pouvoir d’emmener ses visiteurs hors des sentiers touristiques classiques.

Pas moins de 10 régions seront représentées au Salon qui, cette année, a choisi « la bella Italia » comme invitée d’honneur.

En Lombardie: le luxe de la mode, des arts, du caviar et des paysages

 

La Lombardie, c’est le luxe de la mode et des arts à Milan avec, en 2019, les célébrations des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci, qui y a vécu plus de 20 ans. Il y était au service du duc Ludovic Sforza, dont le château rouvrira ses portes le 2 mai, pour laisser admirer, après de longues restaurations, la salle delle Asse, entièrement recouverte d’une fresque réalisée par le père de La Joconde. Cet événement inaugurera le reste des manifestations milanaises dédiées au «Génie de la Renaissance», qui était non seulement peintre, mais également architecte, botaniste, musicien, inventeur… Ainsi, le luxe lombard s’exprime dans les arts, mais encore en cuisine. Parmi les produits de bouche les plus raffinés, le caviar de Brescia, devenu l’un des plus exportés du monde, trône sur les meilleures tables du coin et d’ailleurs. L’entreprise propose des formules combinant la visite des bassins d’esturgeons et une dégustation dans d’excellents restaurants de la province. Non loin de Brescia, les grands lacs lombards offrent, quant à eux, le luxe des paysages. Le lac de Garde et le lac de Côme sont bordés de ports de charme, de palais et de villas de stars, dont celle d’un certain George Clooney, qui adore passer ses étés, entouré d’amis tout aussi célèbres, dans sa maison de Laglio. Plus d’infos: www.in-lombardia.it et www.bresciatourism.it

Dans le Frioul-Vénétie julienne: l’insolite Trieste et ses cafés historiques

Le Frioul-Vénétie julienne est une terre de bien-être avec des centres thermaux réputés, mais aussi de gastronomie avec, en vedette, le jambon San Daniele, qui possède sa propre route touristique à la rencontre des producteurs. Voisine de l’Autriche et de la Slovénie, la région n’a rejoint l’Italie qu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Avant cela, elle faisait partie de l’Empire austro-hongrois, ce qui explique que l’allemand et le slovène y sont des langues officielles au même titre que l’italien. Le centre historique de Trieste, lui, fait davantage penser à Vienne ou à Budapest qu’au reste de l’Italie. On s’y attable en tout cas dans des cafés historiques mythiques, que fréquentaient autrefois artistes et intellectuels internationaux, dont un certain James Joyce! Le romancier et poète irlandais, qui s’était expatrié à Trieste, y donna des cours d’anglais pendant 10 ans. De nos jours encore, ces établissements demeurent de véritables institutions urbaines, où l’on vient parler affaires, jouer aux échecs, lire son journal, bavarder et découvrir tous les arômes de café et façons de le servir, rappelant que la cité a, en la matière, une tradition longue de plus de 300 ans et a vu naître la «success story» du café Illy! Plus d’infos: www.turismofvg.it

Emilie-Romagne: la Vallée des Moteurs et les Routes gastronomiques

 

L’Emilie-Romagne rassemble, sur un tout petit périmètre baptisé «La Vallée des Moteurs», les sièges de plusieurs grandes marques automobiles (Ferrari, Lamborghini, Maserati,…). Les constructeurs ouvrent au public les portes de leur musée et/ou site de production; certains offrent même la possibilité de tester leurs plus beaux modèles sur le bitume. C’est alors peut-être à bord d’un bolide que vous partirez à la découverte de la contrée qui, très fertile, est surnommée «le ventre de l’Italie». Elle est aussi l’une des régions les plus riches d’Europe en produits d’appellations d’origine protégée, dont les stars sont notamment le jambon de Parme, le Parmesan, le vinaigre de Modène, le Grana Padano,… Ici, les curiosités et expériences gourmandes ne manquent donc pas. Parmi elles, citons l’Université des Crèmes glacées, à Bologne, fréquentée par des étudiants venus du monde entier, dont on peut goûter les réalisations originales dans le musée. Autre visite incontournable à Bologne: le FICO Eataly World, véritable parc d’attractions gastronomiques qui, depuis novembre 2017, offre, sur 10 hectares, un panorama complet et interactif de la variété de la cuisine italienne. On y profite, entre autres, de 40 restaurants, de dégustations et d’ateliers ludiques: chasse à la truffe, photographie culinaire, etc... Plus d’infos: www.emiliaromagnaturismo.it

En Ombrie: entre Assise et chocolat!

 

Les chemins de pèlerinage vers Assise, classée par l’Unesco et qui abrite les reliques de saint François dans sa majestueuse basilique, sont jalonnés de superbes villages enrichis au fil des siècles par le tourisme religieux. Ils offrent une incroyable plongée au Moyen-Age, époque à laquelle vécut le fondateur de l’ordre franciscain. Au fil de ces itinéraires, on fait étape chez les artisans du bois et du verre, chez les orfèvres et les producteurs de truffes, d’huile d’olive, de jambons, de fromages –céramiques … Mais les gourmandises d’Ombrie sont aussi sucrées! Parmi elles: le chocolat Perugina, inventé à Pérouse (une autre ville Unesco!) en 1907 et devenu la marque leader en Italie avec, en vedette, le Baci (Baiser), un rocher fourré de ganache aux noisettes Gianduja. On peut visiter l’usine de Perugina, son musée et son École du Chocolat, où les maîtres chocolatiers inventent de nouvelles recettes, proposent des démonstrations et dégustations de nombreux produits de la compagnie, sur fond d’exquises senteurs, dont profite en permanence le quartier autour de la fabrique. A la «Scuola del Cioccolato», chacun peut aussi s’initier quelques heures aux secrets du chocolat à l’occasion d’ateliers, dont on repart avec un certificat, un tablier et ses propres créations gourmandes. Plus d’infos: www.umbriatourism.it

Dans les Marches: villes d’art et magasins outlet

 

Bordées de belles plages de sable blond, les collines ondulées des Marches servent de décors enchanteurs à plusieurs cités d’art classées (ou candidates au classement) par l’Unesco, comme la médiévale Ascoli Piceno, dont LA spécialité culinaire est l’olive farcie à l’ascolane. Il y a aussi Urbino, qui n’est pas célèbre uniquement pour son incroyable patrimoine de la Renaissance, dont elle a été un berceau. Abritant aussi l’une des plus anciennes universités du monde, elle accueille plus d’étudiants que d’habitants, ainsi que la maison natale de Raphaël. C’est entre ses murs que le peintre, qui travailla pour plusieurs papes, débuta son parcours artistique aux côtés de son père. La ville de Pesaro, elle, a vu naître, au 18e siècle, le compositeur d’opéra Rossini (l’auteur du «Barbier de Séville»), dont on peut également visiter la première demeure dans le vieux centre, installé au bord de l’Adriatique. Depuis 1980, la cité balnéaire célèbre son «enfant du pays» chaque mois d’août, à l’occasion du Rossini Opera Festival. Et puis, après les sorties culturelles, certains aiment faire des pauses shopping. Bien sûr, les ruelles des villes historiques regorgent de boutiques. Mais les Marches sont encore connues pour leurs vastes centres outlet qui permettent de dégoter les plus grandes marques italiennes à prix dégriffés! Plus d’infos: www.turismo.marche.it

Dans les Abruzzes: à la «chasse» aux loups et aux ours dans les parcs nationaux

   

 

En Italie, les loups et les ours, on ne les "chasse" plus qu’à l’occasion de safaris photos! Dans les Abruzzes, où 1/3 du territoire est recouvert de parcs nationaux, les communautés de ces grands prédateurs sont tellement bien protégées qu’elles ont pu se repeupler, notamment sur des zones qui ont été entièrement interdites à l’Homme. Et même si les loups, déclarés «Patrimoine de l’Etat», s’aventurent au-delà et s’attaquent à un troupeau, l’éleveur est dédommagé par les autorités, qui encouragent ainsi la population à ne plus les tuer. Grâce à ces mesures, animaux et humains se craignent de moins en moins et les premiers se laissent « observer » par les seconds. Les Abruzzes forment d’ailleurs l’une zones de la planète où on peut les voir le plus fréquemment, de préférence en compagnie d’un guide, qui connaît les meilleurs moments et endroits, ainsi que les consignes de sécurité, puisque l’ours marsicain (endémiques des Abruzzes) peut peser jusqu’à 200 kg! On peut ainsi s’offrir un séjour entier sur les traces de ces animaux et bien d’autres (la région réunit à elle seule 75% des espèces animales et végétales présentes en Europe), en séjournant dans des gîtes et chambres d’agritourisme au cœur des montagnes qui, ici, culminent à 3000 mètres! Plus d’infos: www.abruzzoturismo.it

Cap sur la plus petite région d’Italie – Le Molise

Dans le Molise: les «tratturi», pour cheminer sur les traces des bergers

 

                

 

Contrée montagneuse et sauvage du Sud de l’Italie, le Molise était rattaché aux Abruzzes jusque dans les années 60. Désormais séparées administrativement, les deux régions continuent de partager, avec le Latium, le «Parc National des Abruzzes, Latium et Molise», riche en forêts, ruisseaux, gorges et cascades. Le parc - et en particulier dans le Molise, qui a toujours vécu au rythme des transhumances -, est traversé par les «tratturi», de longs chemins herbeux tracés et entretenus par les pas des bergers et de leurs troupeaux depuis l’époque préromaine. Le réseau fut encore étendu, au 15e siècle, sous les Aragonais qui, pour développer massivement le commerce du bétail, dessinèrent le «Tratturo Moderne», de 111,6 mètres de large, rejoint par plusieurs embranchements. A l’époque, des douanes jalonnaient ces voies très passantes, le long desquelles se développèrent une soixantaine de communes et beaucoup d’activité. Les «tratturi» constituent aujourd’hui de superbes itinéraires de randonnées à pied ou à cheval qui relient, au milieu de paysages intacts, villages médiévaux, châteaux, églises, monastères et vestiges archéologiques et d’anciennes routes romaines pavées qui longeaient les chemins des bergers. Plus d’infos: www.moliseturismo.eu

Bon baiser du Sud – La Basilicate

En Basilicate: les décors et stars de cinéma

 

 

 

Si le titre de «Capitale européenne de la Culture» va permettre, en 2019, de faire découvrir au monde l’incroyable cité troglodytique de Matera (l’une des plus vieilles villes du monde), cette dernière avait déjà été repérée depuis longtemps par les cinéastes à la recherche de décors historiques et bibliques. Dans les ruelles des «sassi», les quartiers aménagés dans les grottes calcaires, les habitants ont ainsi vu travailler quelques «super stars»: Pasolini, pour son «Evangile selon saint Matthieu» (1964), Morgan Freeman pour le remake de «Ben Hur» (2016) ou encore Mel Gibson, qui a également tourné, dans le village fantôme de Craco, une autre scène de sa «Passion du Christ» (2004). Posé sur sa colline, le bourg de Bernalda, lui, accueille le Palazzo Margherita, transformé en boutique-hôtel de luxe par Francis Ford Coppola, qui voulait renouer avec le village natal de son grand-père, émigré aux Etats-Unis à l’âge de 23 ans. Les 9 suites de ce petit palais du 19e siècle ont été inaugurées en 2011, à l’occasion du mariage de Sofia, la fille du réalisateur et elle aussi cinéaste, avec Thomas Mars, chanteur du groupe Phoenix. En plus de son restaurant, de sa piscine et de sa plage privée à 15 minutes, l’établissement propose, dans son salon, de visionner sur grand écran des films d’une impressionnante collection. Plus d’infos: www.basilicataturistica.it

 

               

 

En Sardaigne: les centenaires et le Petit Train Vert des montagnes de la Barbagia

                    

 

Pas si loin des plages de Costa Smeralda fréquentées par la jet-set, les montagnes sardes de la Barbagia sont plantées de quelques villages perchés très reculés qui abritent depuis toujours, dit-on, les «esprits rebelles» de l’île. En témoigne l’insolite bourg fortifié d’Orgosolo, dont les murs sont recouverts, depuis 1969, par des fresques illustrant l’histoire, les luttes et les revendications locales. Ces montagnes sont également peuplées par un nombre record de centenaires et de fringants nonagénaires qui, à leur âge vénérable, effectuent encore eux-mêmes les petits travaux et cultivent les potagers! Ainsi, la province d’Ogliastra est devenue un laboratoire où le quotidien et la longévité des habitants sont étudiés par des scientifiques internationaux. Le mystère n’a pas encore été entièrement percé, mais un ensemble de facteurs est évoqué: ici, les villageois ne mangent que des produits locaux et non transformés; ils passent leur vie à grimper des ruelles pentues et les escaliers de leurs maisons bâties tout en hauteur; ils restent intégrés dans le tissu social… Pour aller à la rencontre des centenaires et découvrir les paysages de la Barbagia, voici deux idées: la randonnée ET l’historique Petit Train Vert, qui a longtemps été le seul moyen de déplacement de ces populations isolées. Plus d’infos: www.sardegnaturismo.it 

 

                       

 

À l’extrême Sud – La Sicile

En Sicile: des communes rurales reconverties à l’art et au tourisme durable

                    

 

Bien connue pour ses villes baroques classées par l’Unesco, ses plages «lagon» et ses volcans (l’Etna, ainsi que ceux des îles éoliennes, qu’on peut facilement rejoindre en bateau), la Sicile est aussi dotée d’un superbe arrière-pays montagneux, dont certains villages et villes, désertés par les jeunes générations, reprennent vie grâce à des projets solidaires et/ou de tourisme durable. Il y a ainsi, désormais, de plus en plus de fermes d’agritourisme bio, qui accueillent les visiteurs pour des séjours de charme au milieu d’une nature époustouflante. Entre autres activités proposées, on peut y suivre des cours de cuisine, s’initier à l’œnologie ou encore participer à la cueillette des olives. Exemple plus original de reconversion, à 15 minutes de route de la Vallée des Temples d’Agrigente: l’un des quartiers historiques de la cité perchée de Favara, rebaptisé «Farm Cultural Park», a été réhabilité par un collectif d’artistes qui, peu à peu, a racheté et/ou repeint d’œuvres les habitations pour y installer des espaces d’art contemporain, des résidences d’artistes, une boutique design, un bar avec piscine, un magasin du terroir… Dans cet ensemble, où l’on vient désormais de la côte pour faire la fête le week-end, plus personne ne s’étonne de voir des dames âgées en tenue de veuve sicilienne sortir de leur maison fluo! Plus d’infos: www.visitsicily.info